Mice and Mystics, des souris, des rats et des cafards

Bonne année à toi, très cher lecteur! Je te souhaite tous mes vœux pour 2017 et j’espère que ton Noël fut des plus roboratifs.

Le mien est passé bien trop vite. Prendre un mois de vacances pour un voyage en rucksack en Argentine et rentrer fin décembre pour tomber tout de go dans les rets (agréables au demeurant) tissés par la famille et les amis sans avoir eu le temps de se poser, de profiter tout en douceur de la venue à pas feutrés de la délicate saison hivernale… et ben c’est quand même tendu! Surtout quand on reprend le boulot sur le champ! Diable de vie quotidienne.

Du coup, et puisqu’on a pas pu en profiter comme il se doit, on prolonge l’ambiance de Noël sur janvier! Nah! Comment ça on le fait tous les ans? Point du tout!

Mais bref! Je disais donc que nous profitions ces temps encore de nos soirées d’un Noël hors du temps, en buvant du chocolat chaud, en mangeant des bredele et en jouant à des jeux de société au coin d’une vidéo youtube de feu de cheminée.

L’un de ces jeux est Mice and Mystics, qui par son côté un peu féérique et enchanteur me semble tout à fait approprié pour un de ces tendres soirs, aux alentours de Noël, que ma donzelle et moi apprécions particulièrement et qui ravira petits et grands.


 

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1391666917-128094052Daz agita son doigt en direction de son fils. « Allez, au lit mon souriceau! » Le petit Tip bâilla en s’étirant puis grimpa dans son lit. Daz se tourna pour éteindre la chandelle, mais Tip se redressa.

« Ne pars pas! » supplia le souriceau. « S’il te plait, reste et raconte-moi une histoire. »

« Une histoire, hein? » La queue de Tip frétilla d’excitation.

« Raconte-moi l’histoire de Collin, le brave Prince du Royaume des Hommes! » Daz s’esclaffa et s’assit dans le fauteuil en coque de noix, juste à côté du lit.

« Très bien mon garçon. Allonge-toi, je vais te la conter… »

C’est avec ce petit texte que commence Mice and Mystics. Car c’est un jeu narratif qui propose aux joueurs (de 1 à 4) de vivre en coopération l’épopée du Prince Collin et de ses amis, transformés en souris, dans sa quête pour sauver son royaume et son père le Roi des manigances de la sorcière Vanestra. Pour se faire, les souris aventurières devront se frayer un chemin dans le château en combattant des cafards mangeurs de fromage, des sbires de la sorcière changés en rats guerriers, des araignées et surtout, le terrible chat Brodie! L’aventure ne sera pas de tout repos!


 

S’il est d’aspect enchanteur (la direction artistique est vraiment de qualité et chaque élément du matos met dans l’ambiance), le jeu est aussi complet et très intéressant. Le livret de règles est bien écrit et les règles sont claires et facilement abordables. Elles reposent sur plusieurs éléments que sont les fiches héros-souris, des cartes compétences et objets que les personnages pourront gagner au fur et à mesure de l’histoire (une fourchette pour propulser ses camarades en haut des meubles, de l’herbe à chat pour vaincre Brodie, ce genre de joyeusetés) et quelques dés spéciaux pour réussir les actions de combat ou de fouille.

L’aventure en elle-même est présentée sous forme d’un livre de conte, dans lequel chacun des 11 chapitres (introduits et terminés par un texte d’ambiance) sera joué en une session d’une ou deux heures. La plupart du temps, le groupe de souris devra se rendre d’une tuile « salle » à l’autre pour remplir ses objectifs et se verra aux prises avec des ennemis, en fonction de la carte rencontre piochée. Mais souvent, un évènement inattendu surviendra et proposera aux joueurs de faire des choix narratifs (comme d’aller sauver la cuisinière pour qu’elle vienne plus tard en aide au groupe). Des objets spécifiques pourront être trouvés dans certaines salles (comme des déguisements pour passer inaperçu parmi les rats) et des ennemis plus puissants que les autres devront être vaincus par ruse, en usant de certains éléments du décor à bon escient (se cacher sous un pot pour avoir un bonus de défense contre les tirs par exemple). Tous ces petits riens font que chaque chapitre est différent alors même que le nombre de plateaux « salles » et la variété d’ennemis sont finalement assez restreints.

Et tu peux te dire, ami ludophile, que le jeu est d’une simplicité enfantine, mais il n’en est rien! Car c’est un vrai challenge de réussir les chapitres! La clef du succès est bien souvent de choisir le groupe de souris pour que leurs compétences se complètent comme il faut. Entre le nombre d’ennemis à combattre, les mauvais coups de dés et le temps qui défile inlassablement (car le temps défile d’une manière qui met véritablement la pression et qui pousse les joueurs à ne pas lambiner), bien malin sera celui qui finira du premier coup les missions! Ma fiancée et moi, qui ne sommes pourtant pas des manches hein!, je peux te dire qu’on en a rejoué un tas des chapitres et qu’on en a parfois bien bavé! Sans s’ennuyer en plus de ça, parce que le jeu est assez aléatoire pour que chaque partie soit unique.

Les +:

  • Du très joli contenu
  • Un système de jeu simple mais exigeant
  • Une ambiance immédiatement immersive
  • Un aspect RPG sommaire mais bien sympathique

Les -:

  • Un parti pris étrange dans les textes d’ambiance (pourquoi avoir choisi de faire parler des souris spécifiques? C’est bizarre d’entendre Nez faire les gros bras en début de chapitre alors même qu’on ne l’a pas choisi, non? Mais comment faire différemment, tu vas me dire…)
  • Une rejouabilité pas infinie (ben oui, c’est comme ça avec les jeux narratifs)
  • Peut-être un peu trop difficile pour de charmants bambins?

Bref, tu l’auras compris, j’aime beaucoup ce jeu, et si t’as oublié quelqu’un de tes amis ou de ta famille lors des distributions de cadeaux, peut-être n’est-il pas trop tard!

Allez, encore bonne année, je retourne à ma demoiselle pour passer une autre soirée d’avant-après Noël. Ou l’inverse!

Age of Sigmar: Après End of Times, End of Warhammer, tout simplement.

Warhammer gisait là, dans un coin sombre d’une ruelle perdue de quelque ville obscure de la perfide Albion, sous la bruine. Il était vieux dorénavant. Il avait passé par tous les âges de la vie des hommes… Et il sentait son souffle le quitter.

Affalé, ivre, dans le caniveau des jeux en désespérance… Il se souvenait de tout. De sa naissance au début des années 80. Il n’était alors qu’un système de règles pour que les joueurs de Donjons&Dragons puissent aligner leurs figurines sur les champs de bataille. Il était tout neuf, le démon de l’argent ne l’avait pas encore perverti… Il grandit vite, évoluant petit à petit. De l’enfant espiègle et plein de vie qu’il était dans sa folle jeunesse, sa troisième version, à l’adolescent bagarreur de la cinquième édition. Ah, il se souvenait de son adolescence. Une débauche de gros-billisme irrépressible mais tellement jouissive! Ah, malheur de malheur.

Il se rappelait de l’âge adulte, sa sixième version. Il avait acquit la sagesse en ce temps là. Il avait du laisser derrière lui quelques-uns de ses premiers amours… Tristes nains du chaos, jetés aux oubliettes de l’histoire… M’enfin, ce n’était que pour mieux offrir à ses amis les joueurs des foultitudes de règles accessoires pour leurs armées favorites et des campagnes mondiales. Jamais il ne fut si mature, si juste, si agréable. Mais déjà l’appât du gain s’était fait sentir et il glissa dans les bras de Mammon, le dieu du chaos de l’argent facile, pour se perdre totalement dans les affres de sa huitième version…

C’était le début de la déchéance. Son visage semblait encore plein de vie mais son âme avait dors et déjà été pervertie. Sa mémoire, ou « fluff » ainsi que l’on la nommait, commençait à se désagréger. Il créa des monstres tous plus invraisemblables les uns que les autres et les nombreuses règles sans logique avaient déjà repoussé loin de lui d’innombrables joueurs… Les demi-griffons, les arachnides, la ténacité aux unités plus nombreuses que leurs ennemis, les noms anglicisés de manière dégueulasse… Que d’erreurs, se disait-il, mais il était trop tard… Sa cupidité et sa suffisance le dégoutait.

Et puis, la Fin des Temps apparut… The End of Times… La promesse d’un renouveau, la promesse d’une renaissance après la lente décadence? Non. Rien de plus qu’un baroud d’honneur où il expectora toute sa pourriture. Un dernier coup d’éclat, un dernière débauche de grand n’importe quoi, perpétré dans la folie la plus pure par le vieillard sénile et d’une stupidité crasse qu’il était devenu… La déception fut terrible.

Ses larmes se mêlèrent à la pluie qui continuait de tomber sur son visage boursoufflé par trop de ripailles payées par l’argent de ses anciens amis les joueurs, son corps gisant dans la boue malodorante de ses propres déjections… Il leva les yeux vers le ciel, un ciel plein de promesses et d’espérance nouvelle. Et il vit la lumière au bout du chemin alors que ses yeux se fermait dans l’immobilité de la mort…

Aurait-il une fin digne? Digne de ses débuts joyeux et de ses gloires passées? Il avança le long du couloir baigné d’un lumière éblouissante. Serait-ce le paradis ludique tant désiré qui l’attendait à l’autre bout? Mais ce qu’il vit le glaça d’effroi… car il fut accueillit par une espèce de Space Marine de seconde zone en armure étincelante! Et il hurla de toute son âme:

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Aaaargh!  Nan! Oh mon dieu nan! Pas eux, pas ici!


Que conclure de cette triste histoire mes bons amis?

Et bien voyez-vous, cela fait maintenant un petit moment que Age of Sigmar, le nouveau jeu de Games Workshop est sorti. Je n’en attendais pas grand chose, puisque je suis resté bloqué en v6 parce que les dernières versions de Warhammer devenaient de plus en plus merdiques. Entre simplification des règles de psychologie avec la v7, avènement de listes d’armées bourrines à l’extrême (cf les Comtes Vampires ou les Démons du Chaos), les règles qui vous forcent à acheter des milliards de figurines pour être compétitifs, le n’importe quoi de la phase de magie en v8 etc… Ça a fini par me dégouter de suivre les nouveautés!

Du coup, j’ai accueilli End of Times avec distance et ce que j’en ai entendu m’a réconforté sur le fait de ne pas l’avoir suivi financièrement. Les figurines plastique à 200 euros et les bouquins écrits à la va-vite par des enfants de 8 ans, très peu pour moi, merci! J’en avais déjà ras la gueule!

Mais par contre, quand on a appris que le Gros Woleur allait sortir un jeu tout nouveau, tout beau, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir de l’espoir! Du sang neuf? Enfin? Allait-on mettre un terme à l’éternelle et insupportable valse des versions et des livres d’armée?


A vrai dire, j’ai été assez surpris de la tournure des choses.

J’ai été impressionné par la taille des corones de Games Workshop qui jetait à bas son jeu iconique après plus de trente ans de bons et loyaux services. Et surtout l’historique qui va avec! Ce monde tellement fédérateur, voilà qu’on le balançait dans la cuvette des chiottes avec l’eau du bain, le bébé et le beurre de la crémière! Eh ben! C’est qu’ils aiment le risque chez GW maintenant?

Mais bien vite on a compris qu’en lieu et place d’un univers complexe et profond (de moins en moins d’ailleurs heing!) on nous refilait un truc à la mord-moi le n’œil. Le monde de Warhammer aurait été détruit par les forces du Chaos patati patata et Sigmar reviendrait des siècles plus tard avec ses Space Marines de la mort pour faire le ménage. Ben oui, les Space Marines, ça se vend, alors pourquoi ne pas en mettre dans Warhammer? Et ta mère en slip oui! Et puis on a vu le livre de règles… Nan mais sérieux! Quatre pages?? Avec une phrase du genre « Dans un jeu aussi complexe et varié que Age of Sigmar etc » écrite en conclusion! Hahaha la bonne blague! Alors d’accord, on ne perd plus trois heures à déplacer ses figurines ou à mesurer une estimation pour le boulet de canon nain puisqu’il n’y a plus de règles du tout pour les mouvements, ou les lignes de vue, ou les orientations des unités, ou pour rien de rien en fait! et le jeu est effectivement rapide, mais quel ennui! Au lieu d’en faire un jeu simple et efficace, on se pose plutôt un milliard de questions quand on a les réflexes d’un ancien joueur de Warhammer, et ça en fait un jeu pourrave et vide! Chapeau bas les artistes.

Croques-mitaines va!

S’il faut voir un avantage dans ce nouveau jeu, le seul, l’unique avantage? La gratuité des règles de base et des listes d’armée téléchargeables sur le site de la firme! Génial! Comme ça on va pouvoir rejouer avec ses figurines de la belle époque des parties pas fun pour un sou! C’est-y pas gentil ça?


Mais la véritable question après tout ça, la voilà: qu’est-ce que ça présage pour la suite de l’autre jeu fard, Warhammer 40000? Rien de bon, soyez-en surs!

Zombicide, le jeu de poutrage de Morts-Vivants.

Aaaah les Zombies…

Que d’engouements pour ces morts-vivants si sympathiques! Combien de films, combien de jeux, combien de romans à leur propos? Pourtant, ce ne sont ni plus ni moins que de pathétiques cadavres ambulants…

Il est vrai que la vitesse de leur allure peut faire débat. Tantôt ils trainent les pieds, comme dans Resident Evil ou Brain Dead; et tantôt on les voit courir comme dans 28 Jours plus tard, pas dérangés le moins du monde par leurs muscles en décomposition. Il a même été proposé dans certains films plutôt mauvais qu’ils possèdent des habilités particulières et saugrenus, comme leur capacité universellement reconnue de maitres chiens (zombies? bien sûr ma bonne dame), la résistance extraordinaire de leur boite crânienne aux contacts violents avec le flanc d’une voiture ou même leur pénible manie de claquer des dents.

Même la transmission de la maladie zombifique diffère en fonction des univers, c’est dire si l’on est pas au bout de nos surprises à chaque nouvelle incarnation filmographique ou vidéo-ludique de ces personnages tant appréciés des nécrophiles de tout bord.

Bref, il semble que le sujet soit intarissable.


Malgré tout ça, les Zombies n’étaient pourtant pas très répandus dans le domaine du jeu de plateau. Jusqu’en 2012, date à laquelle sorti le très bon et très attendu Zombicide, édité par Guillotine Games.

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Il a depuis donné lieu à une effervescence d’autres jeux sur le thème, de Zombies 15 min à Zombie Dice, et la tendance n’est pas prêt de s’inverser.



Petite présentation du jeu:

Zombicide est un jeu de plateau de 1 à 6 joueurs pour des parties endiablées pouvant aller à plusieurs heures (tout de même!).

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« Ça sent pas bon! » « T’inquiète, ils sont même pas peints ces cons. »

Vous y incarnez une bande de Survivants, de pauvres hères qui se sont regroupés malgré leurs différences suite à l’invasion zombie et qui essayent par tous les moyens d’en réchapper.

Fouiller des bâtiments, récupérer des provisions, se munir d’armes, se battre et fuir sera le quotidien de vos personnages et tout sera mis à profit pour perpétrer un véritable zombicide à grand renfort de pistolets, fusils à pompe, haches, cocktails Molotov, voiture de police et autres joyeusetés!

Le matériel:

home-picPour la coquette somme d’environ 80 euros, vous disposerez d’une boite pleine à craquer de matos de très bonne qualité.

Avec 9 dalles de jeu recto-verso, 6 figurines de Survivants et leurs plateaux associés, 65 figouzes de Zombies sous 4 formes différentes (Walkers, Runners, Faties, Abomination), un paquet de dés, des cartes objets et des dizaines de marqueurs, il y a de quoi se faire plaisir et on ne regrette vraiment pas son achat. Bien des jeux laissent un amer goût de vide à l’ouverture de la boite mais là, on en a pour son oseille!

Les grandes lignes du gameplay:

Le plateau:

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Le livre de règles de Zombicide propose 10 missions (+ la mission bidon d’intro) et sont plutôt variées avec des objectifs qui vont de la recherche de provisions à la survie pure et simple.

En fonction de la mission choisie, on va placer les différentes tuiles nécessaires, les pions portes, objectifs, les bagnoles de police et ce genre de choses.

Les Persos:

Chaque joueur prend le contrôle d’un ou plusieurs Survivants, en fonction du nombre de convives et du nombre de perso nécessaire à la mission, en se munissant de la fiche perso associé!

Qu’est-ce que je vous sers? Phil le flic, Doug le gratte-papier, Amy la goth en bas-résille ou Wanda la serveuse sur patin à roulettes? Pour tous les goûts je vous dis!

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De base, les personnages peuvent effectuer jusqu’à 3 actions par tour: se déplacer, fouiller un bâtiment, échanger des objets avec un autre survivant, utiliser une arme, etc…

Chaque perso possède également une compétence de base, les autres seront déverrouillées à chaque fois qu’une nouvelle couleur est atteinte sur le barre d’expérience ou de « danger ». Cette barre se remplit d’1 point à chaque fois que le perso tue un zombie. C’est aussi simple que ça!

Chacun peut subir jusqu’à 2 blessures avant de mourir, les blessures sont représentées par des cartes, qui prennent du coup la place d’un objet! « Aye, mes boites de conserves! »

Le tour de jeu:

Zombicide se joue au tour par tour, en commençant par le joueur désigné au début de la partie puis dans l’ordre des aiguilles d’une montre (sans blagues?). La subtilité (qui n’en est pas du tout une en fait) est qu’après les Survivants, c’est le tour du plateau. C’est là qu’on va placer de nouveaux zombies sur les Zones d’Invasion en fonction du niveau de danger, et c’est aussi là que les zombies avancent (en trainant la patte ou en courant, c’est selon) et attaquent les survivants.

Et si vous vous posiez la question, oui, il ne fait pas bon être entouré de zombies à la fin de son tour!

Mon avis:

Zombicide est vraiment un bon jeu, qui offre pas mal de possibilités. Non seulement le matos est vraiment de bonne qualité mais les règles sont aussi plutôt simples et faciles à prendre en main et le gameplay est efficace.

L’ambiance tient plus de Bienvenue à Zombieland que du Survival Horror, même si au début, quand notre survivant n’a pour unique arme qu’une poêle à frire à la con, on a tendance à éviter de se frotter aux zombies! Et c’est quand les meilleurs armes auront été ramassées que les choses sérieuses peuvent commencer. Et alors là, c’est dézingage de morts-vivants par poignées. Et c’est plutôt jouissif!

Mais c’est d’ailleurs un peu cet aspect qui me permet de poser un petit bémol sur le jeu. Au bout d’un moment, les joueurs comprendront vite qu’il suffit bien souvent de patienter dans un coin pour récupérer le maximum d’armes avant de faire une sortie en fanfare, et là le jeu devient un peu trop facile à mon goût. Mais si les joueurs sont plutôt du genre à ne pas vouloir se tourner les pouces (les parties sont déjà assez longues) et qu’ils préfèrent se mesurer à des situations un peu critiques, en se mettant en danger, c’est que du bon!

Les points forts:

  • du matos impec’
  • un jeu très plaisant et qui peut même être assez stressant (genre les cartes « Activation supplémentaire » qui font se déplacer les zombies une deuxième fois quand on ne s’y attend pas)
  • un gameplay qui colle parfaitement à l’univers qui se veut comics
  • une durée de vie pratiquement illimitée puisque ce n’est pas compliqué d’inventer ses propres missions
  • de 1 à 6 joueurs

Les points faibles:

  • la durée d’une partie (qui peut s’allonger loooooongtemps)
  • la difficulté (cf. l’engrenage d’armes avant la marave)
  • … ben c’est tout en fait

Verdict: c’est du jeu qu’il est bon, mangez-en!